23-01-2019
                          
 
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   OUVRAGE COLLECTIF SUR LES BERBERES ‎DE L’AFRIQUE DU NORD : Tamazgha ‎morcelée et multiple      « LES OUBLIES » : Une exposition concernant les privations ‎du peuple sahraoui      VILLE DE BORDJ-BOU-ARRERIDJ : Le dernier des ‎cinémas ferme ses portes      COLLOQUE NATIONAL SUR MATOUB LOUNES : Une trentaine ‎de communications au ‎programme   
 

   

 
    culture
 
OUVRAGE COLLECTIF SUR LES BERBERES ‎DE L’AFRIQUE DU NORD
Tamazgha ‎morcelée et multiple

Loin des délires des uns et des approximations des autres, une dizaine d’universitaires de cinq pays (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye et Égypte) ont produit un travail de terrain fouillé et digne d’intérêt*, compilé dans un ouvrage intitulé El Harakat Al Amazighiya fi Chamal Ifriqia* (Les mouvements amazighs en Afrique du Nord). Des montagnes du Rif à l’Oasis égyptienne de Siwa, ils ont lu, écouté et recensé tout ce qui a trait à la question amazigh, aux communautés qui parlent la langue ou militent pour sa valorisation. Par des statistiques précises, des témoignages de militants, ils évoquent le processus de résurgence de Tamazight, les structures sociales qu’affectent des changements profonds. Ils s’intéressent aussi aux élites qui portent la revendication, au poids de la religion et représentations traditionnelles. Les chercheurs donnent à voir un univers vivant, travaillé par la mondialisation, l’irruption d’internet et un désir de reconnaissance. Le socle est commun mais Tamazgha est multiple. Le poids démographique, politique et économique des Amazighs au Maroc ou en Algérie n’est en rien comparable à celui des 33 000 siwis, une goutte d’eau dans la multitude égyptienne. Si dans le Royaume, la langue dont Mehdi Ben Barka prédisait l’extinction, se porte mieux, elle affronte un milieu hostile en Tunisie, pays où le nationalisme qui a nourri les élites d’avant et d’après indépendance qui se raidissent face à une résurgence qu’elles   cherchent, dans le meilleur des cas, à réduire à un folklore ou une attraction touristique.On découvre cette minorité combative en Tunisie où contrairement à l’Algérie ou même l’Égypte, l’État et les élites politiques sont dans le déni et le refus. Les chercheurs dirigés par le sociologue et enseignant universitaire, Nacer Djabi, s’attardent aussi sur les stratégies des États qui, en reconnaissant Tamazight et en la dotant d’instrument de promotion, ont affaibli la cause. Celle-ci estiment-ils, peut toutefois rebondir en s’arrimant à des revendications de nature socio-économiques. En Libye, les Nefoussi peinent à trouver un dénominateur commun avec les Touareg traversés eux-mêmes par des conflits internes d’ordre tribal. Les stratégies d’intégration dans le processus de reconstruction de l’État libyen sont différentes, voire antagonistes. La conscience identitaire n’est pas de même niveau et la perception de la religion chez les Ibadites et les élites qui militent pour la laïcité, diffèrent. Tamazgha est un univers éclaté. Entre le Rif et le Moyen Atlas, la Kabylie et le M’Zab, le contexte historique, le processus de maturation et les attentes des populations ne sont pas identiques. L’intégration dans un État obéit à des logiques très différentes.






« LES OUBLIES »
Une exposition concernant les privations ‎du peuple sahraoui

C’est au dar d’art ( signifiant littéralement  » la maison de l’art » dans un jeu de mots alliant l’arabe et le français) que s’est tenue l’exposition du duo d’artistes Islem Haouati et Adem Yahiaoui « les oubliés ». Sous ce titre s’annoncent deux séries photographiques: « libertad » et « l’ombre et l’identité anonyme ». La première est un répertoire duquel l’artiste a choisi d’exposer dix photos prises pendant le festival Artifariti dans le camp de réfugiés sahraouis de Boudjeddour et dans les territoires libérés de la République Arabe Sahraouie Démocratique. Une série nommée libertad, un mot qui retentit comme un slogan dénonciateur de la répression que subit le peuple Sahraoui. Une mise en scène métaphorique, des visages figés derrière un cadre d’écran de télévision. Constatant que ce peuple a rarement l’occasion de s’exprimer sur sa situation et que sa cause n’est pas suffisamment médiatisée, il a opté pour cette « mise en situation » allusive aux médias qu’il considère comme incapables de retranscrire la réalité. Une manière pour le photographe de donner de l’écho à cette noble cause pour laquelle il fait preuve de beaucoup d’engagement puisque il s’agit de sa deuxième visite sur ces terres . Sa première visite a été à l’occasion du festival international du cinéma du Sahara Occidental, il avait alors exposé ses œuvres au camp de réfugiés de Dakhla.

Agé de 25 ans, Islem Haouati est diplômé de l’institut d’architecture et d’urbanisme de Blida. Il a organisé depuis 2015 plusieurs expositions individuelles et collectives et compte déjà plusieurs séries photographiques : deux visages, une photo, un toit et une série consacrée à la photographie de rue. Ce jeune photographe est notamment connu pour son récit photographique sur les sans-abris, intitulé « Moul ezzenqa », exposé également au Dar d’art.  L’ombre et l’identité anonyme, un titre allégorique à la neutralité du monde entier à l’égard du Sahara Occidental. Dix photos ont été sélectionnées pour êtres exposées où l’artiste tente d’emprisonner des moments fugaces, des enfants en train de jouer ,  » ils aiment se faire photographier, généralement ils ne disent rien, juste après je leur montre les photos et ils sont contents  » aime-t-il à raconter.






VILLE DE BORDJ-BOU-ARRERIDJ
Le dernier des ‎cinémas ferme ses portes

Au mois de novembre 2018, la salle de cinéma Vox qui faisait autrefois  le bonheur des citoyens a été démoli. Il faut rappeler que de nombreuses salles obscures de la ville de Bordj-Bou-Arréridj, n'étaient plus fonctionnelles depuis belle lurette, non pas parce qu’il n’y avait pas de public cinéphile, mais parce qu’elles ont été laissées à l'abandon, faute de transition du cinéma vers la technologie numérique, étant donné que la chose culturelle n'a jamais été l'apanage du ministère de la Culture. 

La question que les citoyens commencent à se poser aujourd'hui n'est pas celle du devenir du cinéma, mais la mort éventuelle du 7e art. Alors que sous d'autres cieux, on se plaint du fait que le public déserte les salles obscures sous l'effet conjugué de la généralisation et de l'utilisation de supports variés tels que la parabole, l'internet, ou les DVD, à Bordj-Bou-Arréridj ce sont plutôt les écrans de cinéma, les salles elles-mêmes qui ont disparu de notre environnement socioculturel.                                                                                                           

Alors que la ville disposait, jusqu'aux années 1960, de  quatre salles de projection  cinématographique, ce réseau respectable pour la dimension moyenne de la cité s'est rétréci au fil du temps pour aboutir dramatiquement aujourd'hui à sa disparition complète qui fait effet de contradiction brutale avec le statut de chef-lieu de wilaya. Pour une ville qui n'a cessé de  s'accroître, et de se developper depuis 20 ans en termes d'investissement économique urbanistique, d'espace et de population, elle est restée particulièrement attachée aux lieux les plus anciens, tels les salles de cinéma, l'ancienne gare de chemins de fer, le terrain de tennis qui a été aussi laissé à l'abandon et démoli sans raison, juste parce que les décideurs étaient animés de la culture de mauvais goût de destruction des édifices qui offraient plus d'urbanité que ceux que la société produit aujourd'hui.






COLLOQUE NATIONAL SUR MATOUB LOUNES
Une trentaine ‎de communications au ‎programme

Quelque 35 communications sont au programme  du Colloque national sur l’œuvre du défunt chanteur et poète Matoub Lounes (1956/1998), prévu mercredi à l’université Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou,  organisatrice de cet événement, a-t-on appris lundi du doyen de la Faculté des lettres et des langues, Moussa Imarazène.   Les communications seront données par des spécialistes issus des quatre  départements de langue et culture amazighes et de plusieurs universités du pays dont Tizi-Ouzou, Béjaïa, Bouira, Batna, Alger, Oran et Blida, qui  aborderont différents aspects de l’œuvre poétique et musicale du chanteur  disparu, notamment pour ce qui est des domaines de la littérature, la sémantique, la musique (ses performances en chaâbi), la sémiotique, la rhétorique et la linguistique, mais aussi de l’engagement identitaire du «Rebelle», a précisé M. Imarazene. 

Parmi les thèmes retenus : «L’œuvre poétique et musicale de Lounes Matoub / De  la chanson populaire à la chanson engagée» qui sera donnée par Koussaila  Alik, «Ecarts et rébellion dans le texte poétique de Matoub», par Moussa  Imarazene, «L’œuvre poétique de Lounes Matoub ‎‎/ Un livre ouvert sur l’histoire», par Leila Bouzenada, «Usages syntaxiques particuliers et aspects  esthétiques dans la poésie de Lounes Matoub», par Mohand Akli Salhi et Ramdane  Achour et, enfin, «Lecture psychologique et psycho-sociale» du poème de Lounes  Matoub Akmedjagh Ywwdhed lawan, par Noura Yefsah. 

 






 


 

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