23-01-2019
                          
 
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    culture
 
HOUARI MANAR ‎
Portrait d’un «paria» lumineux

Il avait 38 ans. De son vrai nom Houari Madani, le chanteur a grandi à Marseille dans une famille d’artistes, avant de rentrer en Algérie où il a commencé à chanter dans les cabarets les plus connus d’Oran, notamment le Manar à Aïn Turck. Fils d’une «meddaha» (chanteuse de raï traditionnel), il se fait connaître dans les milieux underground avant d’accéder à une large popularité début des années 2000. Son style au carrefour des nouvelles sonorités raï et des influences classiques, sa voix puissante, ses paroles audacieuses et sa dégaine de dandy androgyne ont fait de lui une figure ‎‎incontournable du raï contemporain mais aussi la cible favorite de campagnes de dénigrement et d’anathèmes sur les réseaux sociaux et les médias. On se souvient en effet d’une caméra cachée particulièrement virulente où il a subi en juin 2017 un procès en règle lié à son identité de genre et son apparence physique. Pourtant, comme beaucoup de ses aînés aujourd’hui «réhabilités», voire récupérés par la nomenclature culturelle, Houari Manar représente une longue tradition de la marginalité, revendiquant sa liberté de ton et son statut d’artiste «paria» et «amoral» dans le meilleur sens du terme, ce qui n’empêche pas ses clips d’exploser les compteurs de Youtube (son dernier single a dépassé les 27 millions de vues) !  Hadj Miliani, universitaire et chercheur au Crasc, spécialiste du raï, estime que Houari Manar a introduit une certaine modernité dans le registre underground : «Contrairement à Cheb Abdou qui s’inscrivait dans la pure tradition des meddahate, Manar incarnait une sorte de star à l’américaine.

Il avait une prestation époustouflante sur scène

 A cela s’ajoute un zeste de provoc à travers son apparence androgyne, se jouant des genres. Sa voix, quant à elle, est une voix raï pur jus.» Commentant l’exclusion officielle assumée du chanteur, le chercheur rappelle qu’il ne s’agit nullement d’un fait nouveau : «La généalogie de la répulsion des ‎‎officiels vis-à-vis du raï underground remonte à la naissance de ce genre musical. Même si certains chanteurs célèbres sont plus ou moins récupérés par les cercles officiels, des artistes comme Houari Manar revendiquent aujourd’hui leur marginalité et refusent de rentrer dans le rang, ce qui est ‎‎salutaire à mon avis pour la survivance du raï authentique. Quant à la controverse de novembre ‎‎2017, j’aimerais rappeler que la volée de bois vert était d’abord le fait de ceux que j’appelle les cultureux bienpensants ‎‎!» Saïd Khatibi, écrivain et spécialiste du raï, rappelle, quant à lui, la longue tradition dont est issu le défunt artiste : «Sa mère était une chanteuse de raï traditionnelle qui animait des mariages pour les ressortissants algériens à Marseille. Houari l’accompagnait à chaque fois ; c’était son école.» En effet, l’artiste ne s’est jamais séparé de ses premières amours musicales, revenant ponctuellement à la guesba et au style des cheikhate avec d’autant plus de maestria que sa voix s’y prêtait naturellement, rehaussée par une interprétation parfaitement maîtrisé. Depuis l’annonce de son décès lundi soir, les témoignages affluent par ailleurs pour rendre hommage à un artiste sensible et généreux qui n’hésitait pas à aider les nécessiteux et à chanter gratuitement pour des œuvres caritatives. 




 


 

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